PATRICK BONTE > patrick.bonte@nordeclair.fr
Mardi soir, la séance publique du conseil municipal a été de
nouveau marquée par des affrontements entre Vincent Ledoux et Guy Plouvier,
lui-même tancé par Thibault Tellier, le leader socialiste de Roncq avec Vous qui
a épinglé les « gesticulations verbales » du seul élu d'Action Roncquoise
Citoyenne.
Guy Plouvier, en trublion, a donné le ton en rappelant à propos d'une actualisation des effectifs du personnel municipal qu'une instruction est en cours auprès du tribunal administratif et s'est donc retenu de participer au vote. Puis il a monté d'un cran au sujet d'une « erreur matérielle » à propos d'une réserve pour l'exercice du mandat de maire, dans la mesure où celui-ci a interrompu son activité professionnelle. A été voté un rectificatif sur la somme, passant de 5 000 à 1 830 E. Rodrigue Desmet, le 1e adjoint, a d'ailleurs souligné que le maire n'a pas touché à cette somme. Guy Plouvier s'est néanmoins arc-bouté sur le procès verbal de la préfecture pour lever une polémique au bout de laquelle il s'est abstenu.
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Mais l'affrontement s'est envenimé sur un ajustement budgétaire, ce
qui a donné l'occasion à Guy Plouvier de s'interroger auprès du maire sur le
montant des oeuvres d'art achetées : « On ne connaît pas les prix, combien a
coûté la Marianne qui trône dans ces anciennes écuries ? Votre amour de l'art ne
doit pas être celui de l'opacité. » La réponse cinglante du maire a même
désarçonné Guy Plouvier : « la politique d'acquisition des oeuvres d'art pour la
ville représente 1% du montant des travaux engagés. La transparence amène de la
démagogie, si vous pensez qu'on arrive à une république bananière, on arrête de
suite. Je vais finir par dégager les dépenses publiques de cet aspect culturel,
je ferai appel à des entreprises privées car si c'est pour, à chaque budget,
limiter la culture à Roncq, c'est dommage. On est la seule commune à se situer
au même rang que Lille et Dunkerque concernant la rétrospective de Peter Klasen.
Roncq le fait parce
que la commune soutient les artistes. C'est dommage que la puissance publique ne
puisse pas faire appel à la créativité. » Et d'obtenir le ralliement de Thibault
Tellier : « Sur le mécénat privé, il y a toujours une contrepartie. C'est le
devoir d'une commune de promouvoir une politique culturelle, populaire, c'est un
juste retour de l'impôt public. Et nous adressons un satisfecit concernant
l'exposition des estampes de Peter Klasen à Roncq. Et comment pouvons-nous
associer davantage les Roncquois aux manifestations culturelles ? Je suis
toujours frappé par les deux expressions des oppositions, des invectives d'un
côté, nous on a eu les montants des oeuvres d'art fournis par Patrick Bossut,
l'argentier de la commune. »
Des logements d'urgence
Reste que sur
l'ajustement budgétaire, les deux oppositions ont voté contre. L'occasion pour
Nous réitérons d'ailleurs notre demande de création d'une commission ad hoc qui
déciderait de l'achat d'oeuvre supérieur à un certain prix (...) » .
On retiendra
l'étonnement de Th. Tellier à propos de la vacance de logements de fonction « en
pleine crise du logement ». Vincent Ledoux a fait part de la réflexion menée sur
les logements d'urgence - « on doit disposer de 13 places dans la commune, mais
à quelle situation doivent-elles répondre ? » - tout en annonçant l'imminence de
la vente de logements du parc privé à la commune.
Sous l'impulsion de
Thibault Tellier, les élus ont exprimé leur souhait de voir l'instruction des
demandes de permis de construire être prise en charge par LMCU, plus compétente
en