En octobre, Roncq sera également l'une des trois
villes à accueillir la rétrospective de Peter Klasen avec Lille et
Dunkerque. « Nous sommes très heureux, c'est un grand artiste. Les
Anciennes Écuries peuvent être un lieu d'exposition très intéressant. Et
cela commence à se savoir.
» Les écoles pourront notamment travailler autour
des oeuvres photographiques et des peintures de Peter Klasen.
C'était le gros
morceau du conseil municipal de mardi. Les élus devaient adopter le
budget 2009. Un exercice financier que la majorité municipale a voulu
« militant » mais que l'opposition a rejeté
Selon le maire, Vincent Ledoux, Roncq n'a pas «
les difficultés que connaissent d'autres collectivités
territoriales ». Le budget 2009 de Roncq s'élève à 22 millions
d'euros (15,7 pour la section de fonctionnement et 6,8 en
investissement).
Cela permet à la majorité de ne pas augmenter les
taux d'imposition et de continuer sa politique d'investissement. «
Roncq peut poursuivre sans stress et sans complexe son programme de
rénovation urbaine. Le budget 2009 n'est pas un budget de retrait
mais bien un budget d'engagement, un budget militant. » Ainsi 5,6
millions d'euros de nouveaux investissements sont programmés, ce qui
va permettre à la ville de recevoir le versement avancé de la TVA,
soit un million d'euros. « Et l'emprunt ne sera que de 2,7 millions
d'euros », a annoncé le conseiller municipal aux finances, Patrick
Bossut.
Objectif affiché par le maire : « préparer la
cité de nos enfants ». Ainsi les écoles, les églises, les
équipements sportifs, le Blanc Four vont notamment profiter
d'enveloppes budgétaires. De même la politique familiale va être à
l'honneur avec le projet d'un relais d'assistantes maternelles, un
jardin d'éveil et une maison famille. Enfin parmi les projets : la
création d'un parc rural au Blanc Four, l'aménagement de la boucle
des deux clochers (parcours sportif, historique, culturel avec
l'achat d'oeuvres d'art), l'aménagement d'une maison folie... La
ville a également décidé d'augmenter de 2,8 % les subventions aux
associations et de maintenir le budget du CCAS à 330 000 E, alors
que celui-ci dégage un excédent de 170 000 E.
Côté fonctionnement, la municipalité veut revoir
le fonctionnement des services municipaux. « L'action publique ne se
conçoit plus sans évaluation, a annoncé Vincent Ledoux. Nous devons
aussi dépasser nos organisations monolithiques où chaque
collaborateur est cantonné à son coeur de métier, condamné à la
technicité mais privé de diversité. » Il n'est pas sûr que cela
fasse l'unanimité
L'étude du budget
primitif peut être un sport de combat ; à Roncq c'est plutôt une épreuve
d'endurance. Il a fallu deux heures pour que le budget primitif
2009 soit adopté. Deux heures pendant lesquelles, la majorité a essayé
de convaincre l'opposition du bienfait de ses choix budgétaires... sans
emporter la victoire. Le budget a été adopté malgré le contre des deux
groupes d'opposition.
Pourtant Guy Plouvier, pour le groupe Action
roncquoise citoyenne, comme Thibault Tellier, au nom de Roncq avec
Vous, ont salué la baisse des dépenses d'investissement. Mais Guy
Plouvier, en joueur de ping-pong, renvoya très vite la balle dans le
camp du maire. « Il y a des investissements indispensables, des
investissements utiles et des investissements souhaitables. On ne
parle pas, par exemple, d'une salle des fêtes dont Roncq aurait
besoin. De même il faudrait développer les capacités d'accueil des
activités sportives. » Les propositions ont fait sourire le maire.
« Elles vont dans le sens de l'alourdissement de l'investissement.
Non ? » Le conseiller municipal rappela alors son opposition à
différents projets culturels jugés « pas indispensables ».
Conclusion de Guy Plouvier, « Je ne me ferai pas de déchirure
musculaire en faisant le grand écart. Nous sommes dans l'opposition,
nous y restons, nous votons contre. »
À fleuret moucheté
Du côté du groupe mené par Thibault Tellier, la
contestation a été menée à fleuret moucheté. S'il approuve la
provision de 46 000 E pour l'acquisition d'oeuvres d'art (à laquelle
devrait s'associer le groupe Auchan), il regrette l'absence de ligne
budgétaire pour le développement durable et s'étonne que le budget
2009 ne prévoit pas une caisse pour aider les Roncquois touchés par
la crise. « C'est faux, a rétorqué Vincent Ledoux. Nous anticipons
avec le budget du CCAS. Nous avons mobilisé une personne qui fera le
lien avec les différents acteurs de l'emploi. » Autre reproche de
l'opposition : les dépenses de fonctionnement continuent de croître.
Vincent Ledoux leur a répondu qu'elles ne progressaient que de 5 %.
Mais l'argument n'est pas suffisant pour le groupe socialiste. « Ce
budget engage la politique de la majorité. Il serait illogique pour
nous de le voter même si plusieurs de nos propositions ont été
entendues. » Toutefois si l'opposition roncquoise n'a pas approuvé
le budget, elle a voté la proposition de la majorité de voter le
maintien des taux communaux d'imposition, même si Guy Plouvier a
saisi l'occasion pour jouer les Cassandre. « Je ne suis pas sûr que
dans les années à venir, vous ne serez pas contraints d'augmenter
les taux... » Fin du round budgétaire, victoire de la majorité par
28 voix contre cinq.